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La traversée de l'arctique à la nage !

Al Gore déclarait encore en Janvier 2008 que la banquise arctique pourrait disparaitre complètement en 5 ans, c'est-à-dire d'ici Janvier 2012. Mais force est de constater qu'hormis quelques cadavres d'ours retrouvés morts il y a plusieurs années suite probablement à une tempête, nous n'avons pas encore assisté à la catastrophe annoncée. Bien le contraire si l'on se réfère aux rigueurs hivernales qui ont touché toute l'Europe et s'abattent encore actuellement sur l'Amérique du Nord

C'est au tour de l'Administration Océanique et Atmosphérique Américaine (NOAA) d'en remettre une couche.    Selon elle, quelques 80% de la banquise arctique en été pourrait disparaître à l'horizon 2040, au lieu de 2100 comme précédemment estimé.

On remarquera d'une part la différence d'échelle entre les 5 ans d'Al Gore et les 30 ans de la NOAA comme échéance sur cette disparition totale de la couverture arctique polaire en été. Les "grands esprits" ne sont apparemment pas vraiment d'accord entre eux.  

Il convient ensuite de relever la modestie de la NOAA, qui se présente en ces termes:

"NOAA comprend et prédit les changements de l'environnement de la Terre, depuis les profondeurs des Océans jusqu'à la surface du soleil, et conserve et gère nos ressources cotières et marines."

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Selon la NOAA, les résultat de l'étude ont été obtenu en appliquant des modèles de prédictions prenant en compte les toutes dernières évolutions de la calotte glaciaire dans l'Arctique, qui a subi une "réduction spectaculaire" à la fin des étés 2007 et 2008, quand la surface de glace avait atteint respectivement 4,3 et 4,7 millions de km2. La moyenne de ces six modèles "laisse envisager un Arctique pratiquement sans glace dans 32 ans", assurent les rédacteurs de cette étude conjointe entre l'Université de l'Etat de Washington (UW) et l'Administration Océanique et Atmosphérique Américaine.

Surprenant!

Il s'agit donc de résultats d'un modèle statistique qui, extrapolant les données des années précédentes, aboutit à une conclusion tordue.

Le problème est, encore une fois, que les tendances ne sont généralement pas amenées à se prolonger. Car si l'on se réfère aux données publiques de la NSIDC des mesures de la couverture glacière, celle-ci a atteint un point minimum en 2006, puis remonte depuis pour la seconde année consécutive.

Dans un article précédent, j'avais fait l'erreur de poster le graphe sous une forme dynamique, au lieu de faire une copie d'écran du graphe tel qu'il était à l'époque ou j'avais rédigé cet article, et sur lequel on voyait très clairement que - contrairement aux attentes - l'étendue de la calotte glaciaire durant l'été 2008 n'est jamais passé en-dessous de ce qu'elle était durant l'année précédente. Puis on constate actuellement que la couverture glaciaire s'élargit encore durant cet hiver 2008-2009, et tend à se rapprocher de la moyenne des années 1979-2000. L'étendue glaciaire durant l'été 2009 sera à son tour, et selon toute probabilité, supérieure à ce qu'elle était durant l'été 2008. On observe donc un probable scénario d'inversion de la tendance observée au cours de ces dernières années. 

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N'aurions nous donc pas plutôt atteint un minimum dans le niveau de glaciation du pôle arctique? Le scénario d'Al Gore d'ores et déjà invalidé est au mieux du charlatanisme scientifique. Celui de la NOAA, qui peut être rapproché de l'extrapolation baissière simpliste proposée par le NSIDC présentée ci-dessous, est quant à lui dans le meilleur des cas de la mauvaise science réalisée par de pseudo-scientifiques dont les intentions et le niveau sont plus que douteux.

Banquise.gif

 

Les organismes semi-publics de recherche climatique ne savent plus quoi trouver pour effectuer leur propagande réchauffagiste, basée sur des modèles théoriques biaisés, des hypothèses erronées, et des extrapolations inconséquentes.  

En premier lieu, il y a le scénario du réchauffement climatique résultant du CO2 anthropogénique, dont le ridicule est relevé par de nombreuses études contradictoires. Il convient en effet de rappeler que d'une part, le CO2 d'origine humaine ne représente qu'environ 8 Gt par rapport aux 780 Gt de C02 atmosphérique, soit 1%, et d'autre part, que l'effet de serre prétendument attribué au CO2 résulte à 95% de la vapeur d'eau atmosphérique. De plus, une nouvelle étude vient suggérer que c'est la variabilité du climat qui a été la cause principale de l'augmentation du CO2 atmosphérique, pas les activités humaines. Rien ne permet à ce jour de valider la thèse bidon de l'inquisition environnementale sur l'influence du CO2 anthropogénique.

Une cause bien plus probable des variations climatiques ne serait-elle pas plutôt l'activité solaire? Dans ce cas, l'arrêt de la dynamo solaire que l'on constate actuellement serait dès lors propice à une période prolongée de refroidissement climatique global.  A moins que, comme le mentionne une nouvelle étude, il n'eut été lié qu'à la poussière du Sahara et aux volcans. Les deux influences précédentes ne peuvent-elles également pas avoir agi en commun?

Il est fort probable que la NOAA tente de lancer de nouveaux signaux d'alarmes afin d'obtenir l'assentiment du public, au moment même ou l'administration Obama tente de faire passer sa nouvelle réglementation sur la réduction des émissions de CO2 ainsi que ses vastes programmes d'investissement de dépenses en faveur des énergies vertes, alors que l'opinion publique américaine se prétend pour la première fois depuis 25 ans plus soucieuse de la croissance économique que de l'environnement.

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La NOAA, organisme semi-public américain, très probablement à la solde du cartel environnemental, vient supporter les efforts gouvernementaux visant à favoriser les entreprises du lobby de l'environnement et certains acteurs privilégiés qui empocheront (et retirent déjà) des bénéfices considérables en raison des mesures politiques qui prétendent être favorables à l'environnement, avec leur cortège de subventions, de réglementations, d'interdiction et d'autorisations. 

La vérité est ailleurs: les enjeux financiers sont considérables. Pour ma je ne pense pas pour autant que la traversée de l'Arctique à la nage, même par des ours en détresse, sera pour bientôt.